Muriel Robin marquée par une enfance sans amour : « Je suis passée à côté de ma mère »

Elle se plaignait il y a deux ans sur le plateau de Quelle époque d’être boudée par le cinéma. C’est chose réparée. Ce mercredi, Muriel Robin est de retour dans une nouvelle comédie signée Pierre Mazingarbe, et dans laquelle elle donne la réplique à Louise Bourgoin. Dans La pire mère au monde, elle incarne Judith, une greffière qui se retrouve face à sa fille substitut, avec laquelle elle a toujours eu des relations compliquées. Mais lorsque Louise devient la cheffe de sa mère, les choses dégénèrent. Pire encore lorsqu’elles apprennent qu’elles vont devoir collaborer dans une affaire exceptionnelle.Invitée de Quelle époque ce samedi pour en assurer la promotion, Muriel Robin a été interrogée sur les relations qu’elle avait elle-même nouées au fil des années avec sa maman. Très sincère, l’humoriste a révélé avoir manqué d’amour et de preuves d’amour pendant toute son enfance. Une absence de sentiments qui a laissé des traces indélébiles, qui, à 70 ans, restent parfois encore invalidantes.

Muriel Robin a su pardonner
« On a eu en commun des moments durs. (Elle a) été un peu dure » a reconnu Muriel Robin. Malgré tout, l’humoriste « aimait beaucoup sa mère », et garde de bons souvenirs d’elle. Le temps a su réparer les plaies d’enfance, comme elle l’explique : « Je suis passée à côté. Je me suis trompée. On se trompe dans la vie (…) Je suis passée à côté. Je ne vais pas raconter ma vie, mais voilà. On a fini par se retrouver ».Effectivement… Au début des années 2000, Muriel Robin, au sommet de sa gloire, n’hésitera pas à mettre sa carrière entre parenthèses pour profiter des derniers instants de sa mère. Les deux femmes se retrouveront, jusqu’à la mort d’Aimée Rimbaud, en 2003, à l’âge de 77 ans. « Comme pour rattraper le temps perdu » philosophe-t-elle. Car la fille qu’elle est restée en elle ne reste pas moins marquée par l’absence de sentiments qui régnait dans sa famille, et qu’elle s’est évertuée à faire changer.

Comme paralysée à vie
« On ne s’est jamais dit un mot gentil. On ne s’est jamais touché. Pas touché. Ça explique un peu une forme de dureté chez moi » se souvient celle qui a fêté ses 70 ans il y a quelques mois. Et de poursuivre : « Elle ne savait pas faire. C’est une langue, l’amour. Elle ne la connaissait pas ». Muriel Robin a tenté d’inculquer à sa mère et à ses deux sœurs, Nydia et Martine, l’expression des sentiments. Mais sa mère est restée très fermée aux sentiments, jusqu’au bout : « Elle disait qu’on n’avait pas le temps de se lécher la gueule ».Aujourd’hui, Muriel Robin est convaincue que cette absence de sentiments maternels a eu des répercussions sur sa vie de femme. « On ne répare pas ça. J’ai quand même eu 70 ans cette année et je continue à ne pas avoir confiance en moi » explique l’épouse d’Anne Le Nen, qui sera à retrouver dans la nouvelle saison de Master Crimes sur TF1, début janvier.

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Crédit photo : Capture d’écran

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