Une blague dans le style de Coluche sur les étrangersColuche disait en gros :

« Le problème avec les étrangers, c’est pas qu’ils sont trop nombreux…c’est qu’ils sont étrangers aux conneries qu’on raconte sur eux. »Il expliquait que l’étranger, c’est toujours quelqu’un d’autre.— Un étranger, c’est simple, disait-il.C’est quelqu’un qui vient de loin… mais pas trop loin non plus, sinon on dit que c’est exotique.Parce que quand il vient d’Italie, on dit :— Ah, les étrangers…Mais quand il vient des États-Unis :— Oh, un Américain !Et quand il vient de Belgique :— Non mais ça compte pas, ils parlent presque pareil.Coluche ajoutait :— En fait, un étranger, c’est quelqu’un qui travaille… mais pas au bon endroit.S’il bosse dur, on dit :— Ils nous prennent notre travail.S’il bosse pas, on dit :— Ils veulent vivre à nos crochets.Conclusion logique :quoi qu’il fasse, il a tort.Et Coluche de continuer :— Le racisme, c’est comme le café :y en a qui aiment bien, mais quand c’est trop serré, ça passe mal.Il disait aussi que les Français avaient une mémoire sélective :— Parce que nos grands-parents, quand ils sont arrivés d’ailleurs, eux, c’était pas des immigrés… c’était des courageux.Les autres ?— C’est pas pareil.Pourquoi ?— Parce qu’avant, c’était avant.Et puis il concluait toujours avec ce genre de phrase qui faisait rire… puis réfléchir :— Le jour où on arrêtera de dire “eux” et “nous”,on se rendra compte qu’on est tous l’étranger de quelqu’un.Pause.— Sauf les cons.Eux, ils sont universels.

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