Après Norauto, c’est au tour de Leclerc via ses centres L’auto de se lancer dans la commercialisation de boîtier de conversion à l’éthanol. Les boîtiers Biomotors et la pose sont proposés à 690 €.
Leclerc se lance sur le marché du bioéthanol. Forte d’un large réseau de stations-service dont 60 % proposent ce carburant à la pompe, l’enseigne permet désormais d’équiper votre auto afin de « digérer » le Superéthanol.
À ce jour, 50 centres sont habilités à installer ces boîtiers, mais le réseau (composé de 126 centres) va se déployer au fur et à mesure. Le tarif de la conversion (boîtier + pose) est facturé 690 € et répond à 85 % des véhicules fonctionnant à l’essence. C’est un peu moins cher que son concurrent Norauto, proposé à 699,99 €. En revanche, Flexfluel reste imbattable puisqu’il affiche sur son site une offre à 499 € !
Un carburant à 80 centimes le litre
Leclerc précise que si vous parcourez 13 000 km par an, la conversion permet 700 € d’économies. Il faut dire que le prix à la pompe est deux fois moins cher que le Sans-Plomb 95-E10, soit 80 centimes du litre environ. Il faut toutefois prendre en compte une surconsommation de l’ordre de 25 % en moyenne. Si votre auto se contente de 7 l/100 km avec de l’essence, il ne faudra pas s’étonner qu’elle dépasse 8,5 litres avec de l’E85.
En plus de faire des économies à terme, l’utilisation du Superéthanol permet de réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre et de 90 % les émissions de particules fines.
Enfin, le Superéthanol est disponible dans plus de 40 % des stations-service en France, soit plus de 3 500 points de ravitaillement.
Le soucis c’est que la plupart des moteurs modernes (sur le marché européen je précise…) : sont sous dimensionnés de partout pour optimiser les coûts et les normes : donc en général l’éthanol on oublie.
L’éthanol c’est globalement 2 contraintes à prendre en compte :
- Ça nécessite 25% d’injection de carburant en plus. Donc tout le système d’injection d’essence (pompe basse pression, pompe haute pression, injecteur) doit être dimensionné pour. C’est le cas sur 90% des voitures vendus dans le monde, c’est le cas de moins en moins de voiture vendue sur notre marché européen en 2026…
- Étant donné qu’on injecte du carburant en plus (d’autant plus à froid) : la pollution de l’huile peut arriver un peu plus rapidement. Donc toutes les voitures qui ont une courroie dans l’huile (vtec honda, puretech, ecoboost, bref toute la merdouille pour le marché européen) : on oublie.
Après avec une voiture de qualité (très rares sur notre marché soviétisé) : ça ne pose pas de soucis, au contraire même car il y a d’autres avantages liés à l’éthanol :
=> Très faible voir absence d’encrassement moteur
=> Absence d’encrassement du réservoir (au contraire même : c’est un super nettoyant : au point que sur un réservoir dégueulasse : ça décolle la merde qui vient s’agglutiner dans le filtre à essence)
=> Indice d’octane supérieur au SP98 (donc possibilité de mettre plus d’avance à l’allumage et avoir des meilleurs performance sans risque pour le moteur)
=> Température de combustion plus basse (meilleur refroidissement des internes du moteur)
Toujours cette bidouille dégueulasse à base de boitier merdique uniquement là pour truander l’injection via une résistance et un capteur de température (pour les démarrages).
Capteur flexfuel et cartographie qui s’adapte, la seule solution viable avec, comme le dit Axel, tout un système d’injection qui encaisse des débits plus importants.
Accessoirement rajouter un boitier, c’est une source de panne potentielle en plus. :bah:
L’éthanol pour moi (de mon point de vue) c’est vraiment rentable si :
=> Vous vidangez tous les an quoi qu’il arrive
=> Vous avez un gros moteur qui consomme bcp (ça rentabilise d’autant plus vite) & qui dont les périphériques au niveau de l’injection sont surdimensionnés & avec des bougies irridium (la qualité de l’allumage est important pour l’éthanol)
=> Vous êtes prêt à faire une cartographie moteur adaptée (quitte à être en dehors de la lois)
Je précise toutefois : la reprogrammation éthanol (sans augmentation de puissance) vient simplement débloquer les durées maximale de temps d’ouverture des injecteurs pour permettre l’injection de plus de carburant (nécessaire pour l’éthanol) : ça ne modifie pas les spécificités de votre voiture et donc pas d’impact sur la carte grise (la voiture reste, techniquement, une voiture essence).
Dire que c’est parfaitement homologué serait un mensonge, mais ça reste une zone grise et ça pour deux raisons :
1./ Ça ne modifie pas la carte grise, ni les performances de votre voiture
2./ Aujourd’hui les assureurs, pour se défausser, doivent expliquer en quoi la modification (non homologuée) a causé ou aggravé l’accident. Si c’est très facile avec une augmentation de puissance d’expliquer que celle ci à contribuer a aggraver un accident : c’est bcp plus dure avec une simple modification des durées maximales d’injection sans augmentation de puissance.
Donc il y a un risque juridique qui n’est pas inexistant (ça reste une modification), mais bcp plus faible qu’avec un « stage » etc… au niveau de l’assurance.
C’est assez bien résumé, en effet.
Je rajouterai qu’en cas de casse moteur ou de grosse panne moteur, ça sera toujours l’embrouille entre le constructeur de l’automobile et le fournisseur du boîtier, pour savoir qui paye la réparation car quand tu as 5000 euros à sortir, Je suis pas si sûr que bioMotors fasse un chèque si facilement, Même si Sur leur site, tout est clean… en cas De problèmes, je suis quasi sûr que le constructeur automobile va boter en touche, et là, c’est le début des emmerd**
On peut penser que sans une hausse significative du prix des carburants fossiles le marché des utilisateurs de boitier éthanol est arrivé à maturité.
Il s’agit plutôt d’une dernière incitation, un dernier sursaut avant une hausse probable du prix du carburant éthanol. Rappelons nous que le prix proposé à 1,25€ le litre par le budget 2026 en a fait réfléchir plus d’un.
Maintenant, il y a surproduction de sucre, la France étant le premier producteur européen doit prévoir l’adaptation de la culture betteravière.
« l’utilisation du Superéthanol permet de réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre et de 90 % les émissions de particules fines. » N’oublions pas que la culture betteravière est gourmande en intrants et pesticides.
L’éthanol reste une des solutions à utiliser dans l’éventail énergétique mais à consommer avec « modération »!:bah:
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Crédit photo : Capture d’écran
